Cadrer les décisions
Identifier les navires de référence, les postes à quai, les scénarios, les équipements projetés, les interfaces et les documents attendus.
26/09/2026
À quoi sert le scan 3D pour une alimentation électrique à quai ? Il produit un état géométrique daté des surfaces visibles du quai, des ouvrages, des locaux techniques, des réseaux et des équipements existants. Cette base permet de positionner les futurs composants, d’étudier les cheminements, de contrôler les gabarits et de coordonner les interfaces. Elle ne dimensionne pas le réseau électrique, ne qualifie pas les ouvrages cachés, ne mesure pas les fonds marins et ne certifie pas la conformité du système de raccordement.
Le règlement européen AFIR fixe, pour certaines catégories de ports maritimes du réseau RTE-T dépassant des seuils d’escales, un objectif d’équipement permettant de fournir l’électricité à quai à au moins 90 % des escales concernées au plus tard le 31 décembre 2029. Le règlement FuelEU Maritime prévoit, dans son périmètre et sous réserve de ses exceptions, l’usage de cette alimentation par les navires concernés à partir du 1er janvier 2030.
En France, l’appel à projets de décarbonation maritime lancé en avril 2026 inclut explicitement les infrastructures portuaires d’alimentation électrique. Ce calendrier ne rend pas chaque quai automatiquement éligible ni soumis aux mêmes obligations. Il crée toutefois une fenêtre d’études et de travaux dans laquelle la qualité de l’As-Built devient une donnée d’entrée critique.
Localiser ouvrages, réservations, réseaux, équipements de manutention et obstacles dans un repère commun avant de figer l’implantation.
Phaser acquisition et travaux autour des escales, circulations, zones ISPS, opérations de manutention et fenêtres de consignation définies par le port.
Fournir aux équipes portuaires, au concepteur OPS, à l’électricien et au génie civil une référence datée, versionnée et qualifiée.
Le périmètre ne se définit pas par une simple surface de quai. Il suit la chaîne fonctionnelle entre l’arrivée d’énergie et le navire. Chaque zone doit être reliée à une décision, à une tolérance utile et à une limite de preuve.
| Zone | Géométrie à documenter | Décision visée | Validation complémentaire |
|---|---|---|---|
| Poste et locaux électriques | Volumes, cellules visibles, tableaux, accès, gaines, traversées, ventilation, chemins de manutention | Implantation, extension, remplacement, maintenance | Schéma électrique, court-circuit, sélectivité, protections, ventilation et conformité |
| Cheminement vers le quai | Galeries, caniveaux visibles, fourreaux accessibles, chambres, chemins de câbles, croisements et points bas | Tracé, réservations, tirage, phasage | Détection des réseaux cachés, sondages, calculs de câbles et thermique |
| Bord à quai | Couronnement, rails, bollards, défenses visibles, équipements, niveaux, obstacles, enveloppes de circulation | Position du point de connexion et protection mécanique | Bathymétrie, inspection sous-marine, diagnostic structurel, efforts d’amarrage |
| Équipement de gestion des câbles | Socles, interfaces, rails, zones de mouvement, obstacles et accès de maintenance | Implantation, course, gabarit, démontabilité | Calcul mécanique, cinématique fournisseur, vent, fatigue et validation navire |
| Interface navire-quai | Plage de positions, hauteurs de franc-bord communiquées, zone de connexion, contraintes d’accès | Compatibilité géométrique des scénarios d’escale | Données armateur, marées, mouvements du navire et exigences IEC/IEEE 80005 |
La série IEC/IEEE 80005 traite des systèmes de connexion à quai, notamment de la distribution, des transformateurs ou convertisseurs, des interfaces, de la commande, de la surveillance et des verrouillages. Un relevé géométrique alimente ces études ; il ne les réalise pas.
Positions, formes visibles, niveaux, distances, gabarits, encombrements et relations spatiales dans un repère défini.
Puissance, tension, fréquence, qualité d’énergie, protections, mise à la terre, interverrouillages, séquences et compatibilité navire-port.
Réseaux enterrés, capacité des ouvrages, bathymétrie, corrosion, géotechnique, état interne, amiante et autres diagnostics selon le site.
Identifier les navires de référence, les postes à quai, les scénarios, les équipements projetés, les interfaces et les documents attendus.
Définir système de coordonnées, datum altimétrique, relation au repère portuaire, points stables et méthode de contrôle indépendante.
Coordonner accès, sûreté, plan de prévention, trafic, escales, manutention, consignations et conditions météorologiques avec l’exploitant.
Documenter présence des navires, positions des équipements, zones occupées, marée observée, objets mobiles et éléments temporairement masqués.
Vérifier recouvrements, couverture des interfaces, points d’appui et cotes témoins avant de libérer la zone d’intervention.
Assembler les stations, analyser les résidus, contrôler les interfaces critiques et établir le registre des zones non observées ou incertaines.
Livrer selon les usages, puis tester repère, couverture, attributs, formats et échantillons dimensionnels avec les destinataires.
E57 pour l’échange ouvert ; RCP/RCS selon l’environnement Autodesk. Préciser repère, unités, découpage, densité, couleur, zones masquées et statut du nettoyage.
DWG et PDF pour plan de masse, profils du quai, locaux, galeries, coupes de cheminement et détails d’interface. Chaque vue doit porter son plan de coupe et son repère.
RVT ou IFC pour la coordination multi-métiers, avec périmètre d’objets, tolérances, niveau d’information, conventions de classement et traitement des composants partiellement visibles.
Méthode, matériel, repère, dates et états, contrôles, écarts, exclusions, limites d’observation, versions et correspondance entre nuage, plans et modèle.
Comparer plusieurs implantations et identifier les investigations manquantes avant de retenir un scénario.
Confronter transformateur, conversion, câbles, génie civil, rail, portique et équipements portuaires à l’existant visible.
Préparer supports, châssis, tronçons et réservations à partir d’interfaces contrôlées, avec tolérances de montage explicites.
Documenter la configuration posée et alimenter un DOE, sous réserve d’un périmètre de recollement défini avant réception.
Une erreur globale d’assemblage ne suffit pas à qualifier le résultat. La recette doit porter sur les usages réels : repère, raccords, niveaux, surfaces d’appui, réservations, gabarits et relations entre équipements.
La norme ISO 17123-9:2018 fournit des procédures de terrain pour évaluer la répétabilité des scanners laser terrestres. Elle contribue à qualifier l’instrument pour la tâche ; elle ne remplace pas le budget d’incertitude du projet ni les critères contractuels de réception.
Sans positions, hauteurs et zones de connexion de référence, le relevé du quai ne suffit pas à valider l’interface mobile.
Un nuage de points ne révèle pas le tracé ni l’état d’un fourreau, d’un réseau ou d’un ouvrage situé sous le revêtement.
Portiques, véhicules, passerelles, grues, navires et charges déplacent les occultations. Leur position doit être datée, pas interprétée comme permanente.
Un niveau de détail élevé ne compense ni une zone masquée ni une tolérance mal définie. Décrire objets, attributs et décisions attendues.
Embruns, pluie, vent, surfaces mouillées ou réfléchissantes et vibrations peuvent affecter l’acquisition et imposer des contrôles adaptés.
Un fichier qui s’ouvre n’est pas nécessairement juste. Contrôler le repère, les interfaces et la cohérence entre livrables.
Pour préparer le cahier des charges, commencez par définir le périmètre du relevé Scan 3D. Choisissez ensuite des plans 2D issus du relevé pour les coupes et implantations, ou une maquette BIM lorsque la coordination multi-métiers le justifie. Le guide S3D sur la méthodologie Scan 3D industriel et As-Built détaille la chaîne de production ; l’article sur la précision, les tolérances et le contrôle qualité aide à rédiger les critères de recette. Pour un besoin portuaire local, la page consacrée à la numérisation 3D d’un site portuaire à Lorient complète ce guide national.
Non. Il fournit la géométrie visible utile aux études. Le dimensionnement électrique, les protections, la mise à la terre, les interverrouillages, la structure et la compatibilité navire-port relèvent d’études et de validations dédiées.
Les deux états peuvent être utiles. Sans navire, le bord à quai est mieux visible ; avec un navire de référence, certaines relations spatiales peuvent être documentées. Le plan d’acquisition doit préciser ce que chaque état permet ou masque.
Non. Il mesure les surfaces visibles depuis les stations. Les réseaux enterrés requièrent des méthodes de détection ou des sondages adaptés ; les fonds et ouvrages immergés demandent des acquisitions bathymétriques ou subaquatiques spécifiques.
E57 constitue un format d’échange courant pour le nuage de points ; RCP/RCS convient aux flux Autodesk. Les plans peuvent être livrés en DWG/PDF et les maquettes en RVT/IFC. Le choix dépend des logiciels, des usages et des exigences d’archivage du projet.
Il n’existe pas une valeur unique valable pour tout le quai. Les interfaces de montage peuvent exiger une tolérance plus stricte que les volumes de contexte. La spécification doit distinguer acquisition, assemblage, modélisation et tolérance de réception par zone.
Un relevé utile à l’électrification d’un quai ne cherche pas à tout modéliser avec la même exigence. Il relie les états du terminal, le repère, les interfaces et les tolérances aux décisions de conception. Il rend aussi visibles ses limites : éléments enterrés, immergés, internes, mobiles ou non accessibles. C’est cette traçabilité, complétée par une recette QA/QC, qui transforme un nuage de points en donnée d’ingénierie.
S3D Engineering United®
S3D Engineering United® intervient sur le Scan 3D, les plans 2D, la maquette BIM et la documentation As-Built. L’organisation est certifiée ISO 9001:2015. Le périmètre, les accès, le repère, les délais et les critères de réception sont confirmés pour chaque mission.
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