Modélisation 3D par photogrammétrie et lasergrammétrie : un aperçu de ces deux techniques

Publié le 19 Juillet 2022

La photogrammétrie et la lasergrammétrie sont deux procédés de capture de la réalité qui permettent de réaliser une modélisation 3D et qui disposent chacun de leurs propres atouts et faiblesses. Quels sont-ils ? Votre expert en numérisation et modélisation 3D, habitué des techniques de photogrammétrie et de lasergrammétrie, vous en dit plus sur ces deux techniques de capture utilisées pour des restitutions tridimensionnelles de tous types.

 

La photogrammétrie, une technologie de capture plus ancienne que la lasergrammétrie

Du point de vue chronologique, la photogrammétrie précède la lasergrammétrie. Normal, quand on sait que la photogrammétrie permet de réaliser une représentation virtuelle 3D à partir de mesures effectuées sur des photographies faisant ressortir la perspective. Malgré tout, et même si elle a été appliquée pour la première fois en 1849, la photogrammétrie reste toujours d’actualité. En plus, elle est de loin la technique de capture la plus précise puisque sa capacité à déterminer les dimensions et les volumes des objets se compte à quelques centimètres, voire millimètres près. En plus, elle permet d’obtenir une modélisations parfaitement lisibles et claires. Qui plus est, elle est idéale lorsque les zones à modéliser ont un relief très accidenté puisqu’elle peut être mise en œuvre par drone. Toutefois, elle comporte aussi quelques désavantages : elle exige des photos d’excellente qualité, dotées d’une parfaite luminosité, ce qui exclut donc les prises de vue nocturnes. En plus, la présence de zones de végétation comme la présence de zones trop lisses et pauvres en termes de texture ne peuvent pas être exploitées par les logiciels qui utilisent les données de la photogrammétrie.

 

La lasergrammétrie, une technologie laser qui complète parfaitement la photogrammétrie

Alors que la photogrammétrie a plus de 150 ans, la lasergrammétrie, technique qui exploite la technologie LiDAR, pour Light Detection And Ranging, remonte aux années 1960 avec des applications concluantes lors des missions lunaires de la NASA. Pour autant, les appareils utilisant cette technique de capture n’ont été commercialisés qu’à partir du XXIe siècle. La lasergrammétrie consiste à utiliser un scanner laser 3D (capteur numérique motorisé) pour relever des points 3D (cordonnées X, Y et Z) par mesure du temps de vol, triangulation ou mesure de différence de phases. À l’instar de la photogrammétrie, la lasergrammétrie offre aussi un gain de temps considérable ainsi que la sécurité des opérateurs puisqu’elle peut aussi être mise en œuvre par drone. Toutefois, cette technique de capture de l’existant se démarque de la photogrammétrie par d’autres avantages : la saisie de points peut se faire de jour comme de nuit, elle n’est pas freinée par la végétation (à condition que celle-ci ne soit pas trop dense) et elle parvient même à enregistrer les éléments très fins, tels les fils électriques. Quant aux inconvénients, ils résident surtout au niveau de la précision des rendus (dizaines de centimètres près seulement) et du coût du dispositif.

Au vu de la complémentarité de la photogrammétrie et la lasergrammétrie, S3D Engineering combine ces deux techniques pour parfaire ses prestations de modélisation 3D. En effet, le choix de l’une ou de l’autre dépend de nombreux facteurs parmi lesquels le budget du client, la nature de l’environnement à modéliser, les conditions de réalisation (jour, nuit, conditions météorologiques, etc.) ainsi que le type de résultats attendus.

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